Épidémologie et idéologie

PL’épidémie mettra-t-elle la mondialisation en panne ? Le mouvement de circulation et dépendance entre gens et marchandises ? Somme-nous confinés jusqu’à nouvel ordre mondial ou jusqu’à retour à, la normale, après quelques milliers de morts et quelques points de PIB en moins ? À moins que, suivant une stratégie dite du choc, le capitalisme ne fasse du désastre une occasion d’imposer encore plus de réformes ?
epidemologie et ideologie

Il y a bientôt vingt ans, Baudrillard comparait la mondialisation à un virus : « elle opère par contagion, par réaction en chaîne, et elle détruit peu à peu toutes nos immunités et notre capacité de résistance». COV-19, l’infime particule, peut-il inverser un tel processus ? L’idée qu’après la pandémie, plus rien ne sera comme avant est passée en quelques jours du statut de paradoxe à celui de banalité glaçante. Il se pourrait donc qu’une des victimes du coronavirus soit notre système de croyance.

Lire la suite sur Mediologie.

Total
0
Shares
Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Article précédent
chloroquine, fin de partie ?

Chloroquine, fin de partie ?

Article suivant
a quand le « deconfinement » ?

A quand le « déconfinement » ?

Dans la même catégorie
appeler a l’union, rappeler a l’ordre : ce que disent les hashtags gouvernementaux
En savoir plus

Appeler à l’union, rappeler à l’ordre : ce que disent les hashtags gouvernementaux

Le hashtag fait partie intégrante de la panoplie du communicant politique. Cri de ralliement ou mot clef au sens propre du terme, celui qui invente de nouveaux sujets de conversation et donne accès à de nouveaux espaces de discussion, inventé pour l’occasion, emprunté à d’autres ou détourné de son sens initial, le hashtag peut se faire injonction ou encore slogan : sa plasticité le rend propre à une multitude d’usages.
“voyage au bout de la nuit”
En savoir plus

“Voyage au bout de la nuit”

Les lunettes déformantes de l’instant présent, de l’accélération permanente induite par les réseaux sociaux, et leur analyse, plus ou moins étayée, ainsi que la propension à la mise au jour d’une situation prétendument inédite, concourent à n’en pas douter à ajouter du confusionnisme à une époque qui en était, il faut le reconnaître, déjà bien pourvue.