Interview pour Atlantico

La perspective d’une démocratie où deux types humains vivraient dans deux mondes – faits et affects – inconciliables, ne réjouit guère. La République suppose que les citoyens disputent de ce qui est souhaitable pour la Cité, non de ce qui est établi ou de ce qui est méchant.
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1) Les litiges entre Donald Trump et la Silicon Valley font partie d’une guerre culturelle qui se joue dans toutes les démocraties occidentales et qui est loin de se résumer à une lutte les dangereux conservateurs et les vertueux progressistes. Bien que les guerres culturelles existent à toutes les époques, en quoi cette guerre est-elle particulière si par ses armes (les médias) et la situation sociale des démocraties occidentales ?

FBH Mon grand âge m’a permis de connaître le temps où la guerre culturelle opposait partisans de Sartre et de Aron et où les poings partaient en amphi pour une ligne de Marx. Grosso modo, à droite se plaint depuis plus d’un demi-siècle du règne du gauchisme culturel (devenu politiquement correct). À gauche, depuis vingt ans, on s’effare de l’audace d’une poignée d’auteurs (comme Finkielkraut, Onfray et Zemmour). Au double chef de leurs phobies (islam, sexualités, immigration, Europe…) et de leur refus supposé de la modernité sociétale, pour ne pas dire des Lumières. Ou de l’hominisation…

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"L’espace public est donc tiraillé entre ouverture et protection, entre universel et relativisme polémique. D’où une impression de flottement et d’hésitation : la loi Avia a été censurée par le conseil constitutionnel et nul n’a su à coup sûr qui de Raoult ou de Véran avait eu le dernier mot… De la confrontation de ces lignes de partage émergera avec le temps ce qui a été gagné ou perdu. Une chose est certaine : des choix qui seront fait dépendent l’avenir de la démocratie et des dictatures, de la paix et de la guerre, et, peut-être, de l’évolution de nos civilisations."