Jean-Baptiste Delhomme

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Jean-Baptiste Delhomme est directeur associé de l’agence IDS, spécialisé dans la compréhension des enjeux d’opinion digitale, et partner au sein de l’agence Antidox. Il intervient à l’Iscom et à Sciences Po Paris dans le cadre d’un enseignement sur l’intelligence économique et stratégique.
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« Hold-Up » : A qui la faute ?

En s’obstinant à nier les pénuries d’équipements sanitaires au printemps malgré l’évidence manifeste, en niant l’efficacité des masques avant de le rendre obligatoire quelques mois plus tard (jusqu’à demander que ceux-ci soient portés à domicile en présence de tiers), le gouvernement a fortement entamé sa crédibilité et ouvert la voie aux élucubrations les plus farfelues : l’existence d’un agenda caché autour du Covid-19, Bill Gates et la 5G, les nano-particules injectées dans l’organisme, l’asservissement des « inutiles » condamnés à acheter des iPhone 12 et à remplir leurs caddies ou encore le « Grand Reset » du Forum Économique Mondial. Pourquoi cela ne serait-il pas vrai si l’Etat ment depuis le début ?
capture d'écran doom
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You can’t have your cake and eat it

Abdoullakh A. était sur Twitter, derrière le pseudo @Tchetchene_270. Brahim C. était sur Facebook, sans pseudo quant à lui. Les vidéos de Brahim C. et d’Adbelhakim S. ont circulé sur Facebook, YouTube, ainsi que sur des plateformes messageries comme WhatsApp. Il n’en fallait pas plus pour faire remonter à la surface nombre de serpents de mer ayant trait au monde numérique. Il n’en fallait pas moins pour que les tenants du tour de vis en ligne, peu échaudés visiblement par les coups de boutoir adressés à leur démarche législative par un inflexible Conseil constitutionnel en juin dernier cherchent à gagner la partie sur tapis vert. Il n’en fallait pas moins pour que certains, sur des chaînes de grande écoute, au surlendemain du drame, propose de “profit[er] de cette tragédie pour faire une loi Avia validée constitutionnellement”, quitte “à changer s’il le faut la Constitution”. Or, ces différentes postures sont, au mieux contre-productives, au pire dangereuses pour notre sécurité nationale. De même que sont tout aussi contre-productives et dangereuses les discours tendant à l’immobilisme et à l’inaction.
michel strogoff
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Le télégraphe, creuset matriciel et contrapuntique de la réflexion sur les réseaux communicationnels et l’opinion publique

De quoi dès lors remettre la problématique de la viralité et des biais informationnels, intentionnels ou non, dans un cadre heuristique beaucoup plus pertinent, qu’une simple focale autocentrée sur notre époque, notre réseau et nous-mêmes. Au risque, en définitive, de viraliser du faux sur le faux. Une forme de méta-discours qui, à l’instar de ses devanciers dans le genre, a bien souvent une postérité des moins pérennes.
capture bfm tv
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Faut-il brûler les modèles (et les statisticiens avec eux) ?

Il est à soupçonner fortement que le confinement dans sa première version, que nous décrivions dans sa phase terminale comme un « problème moral et politique », a probablement débuté sa carrière sur le marché des solutions politiques, de manière souterraine dans le domaine de la mystique, et s’y tiendra tapis à chaque accalmie, attendant son heure pour ressurgir comme un vampire.
Jean-Christophe Gatuingt
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« Le marché de la veille d’opinion en ligne et du social listening a gagné en maturité », Jean-Christophe Gatuingt (Visibrain)

Nouvelle API Twitter, changement des règles de modération du réseau social à l’oiseau bleu, essor fulgurant de Tik Tok, innovations technologiques et social listening… Pour l’Observatoire Stratégique de l’Information, Jean-Christophe Gatuingt, co-fondateur de la plateforme de veille Visibrain, décrypte les bouleversements en cours dans le paysage des réseaux sociaux et leurs répercussions pour les veilleurs et les analystes de l’opinion en ligne.
tiktok
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TikTok, who cares ?

Un écosystème informationnel digitalisé qui, contrairement à ce que d’aucuns ont trop souvent laissé entendre, n’est aucunement bottom-up, mais up-up, bien que cette dernière formule soit bien peu élégante. Élus, journalistes, patrons de fédération, intellectuels, influenceurs et investisseurs font et défont les entreprises, les dirigeants et les carrières. Le reste n’est que de la littérature qui ne devrait pas dépasser les manuels pour communicants, dont se détourner n’est jamais la plus mauvaise des décisions dans une carrière professionnelle.